Avant-Propos :
Soucieux de ma crédibilité je n’écris rien dans ces colonnes sans avoir pris le temps de les vérifier. Ce fut un travail titanesque et extrêmement chronophage car on ne trouve pas grand chose sur Bar-Sur-Seine avant le moyen-âge dans la littérature ni même sur Internet.i Il m’a fallu beaucoup de temps et d’énergie pour croiser les différentes infos récoltées. Un point d’honneur est apporté sur la vérité des faits en m’appuyant sur des ouvrages de référence incontestables. Parmi mes sources je citerai :
- L’ouvrage en édition limitée à 300 exemplaires de Par Lucien Coutant « BAR-SUR-SEINE (Histoire de la ville et de l’ancien comté de) » (Première édition : 1855 – ISBN : 9782843731822)
- L’ouvrage de Laurent DENAJAR « Carte archéologique de la Gaule (ISBN-10 2877540936 / ISBN-13 9782877540933)
- 1 -Diagnostic – Site, histoire et évolution de la ville -AVAP Bar-sur-Seine AL-CAJA (version PDF- VILLE DE BAR-SUR-SEINE DRAC GRAND EST Unité départementale de l’Architecture et du Patrimoine du département de l’Aube (téléchargeable ici)
Et d’autres sources répertoriées sur la page « Littérature touristique«

De même, il est important de se rappeler nos cours d’Histoire de France, au cours élémentaire (CE1 CE2) qu’un(e) instituteur (trice) tentait de nos faire aimer afin de comprendre nos origines.
Souvenons-nous de ces manuels d’Histoire que nous devions recouvrir d’un film plastique pour le protéger des « brisaques » que nous étions.
Beaucoup d’entre nous somnolaient tandis qu’on tentait de nous faire remonter le temps au travers des contextes géographique, économique et politique de l’époque.
AGE du FER, de l’ETAIN, et du BRONZE
A ce stade, il convient de se rappeler les grandes périodes qui ont marqué l’aube de l’humanité :
Paléolithique inférieur. -2 Ma. / -300 000.
Paléolithique moyen. -300 000. / -40 000.
Paléolithique supérieur. -40 000. / -9600.
Mésolithique. -9600. / -6000.
Néolithique. -6000. / -2300.
La protohistoire
Avec l’âge des métaux, l’Europe entre dans la protohistoire, période qui regroupe l’ensemble des peuples sans écriture mais contemporaine des premières civilisations historiques. Il se divise en âge du cuivre (ou Chalcolithique) puis âge du bronze, et enfin âge du fer. Les limites chronologiques de ces âges des métaux varient selon l’aire géographique considérée.
Âge du Bronze. -2300. / -800.
L’âge du bronze est divisé en plusieurs phases : le Bronze ancien, qui correspond à l’apparition de la métallurgie vers le IIe millénaire av. J.-C. en Europe occidentale ; le Bronze moyen, qui correspond à la culture des tumulus protoceltiques vers le XVIe siècle av. J.-C. et le Bronze final, marqué par le début des invasions celtiques, vers le XIIe siècle av. J.-C. L’age de l’étain et du bronze : L’utilisation de l’étain remonte à environ 3 500 avant J. -C., où il était principalement allié au cuivre pour créer le bronze.

Âge du Fer. -800. / -50.
Ainsi l’âge du fer débute vers 2 650 av. J.-C. en Afrique, vers 1 100 av. J.- C. en Méditerranée et vers 800 à 700 av. J.-C. dans le Nord de l’Europe.
Le premier âge du fer, appelé période de Hallstatt, du nom d’une importante nécropole autrichienne, s’étend de 800 à 450 ans avant notre ère environ.
La Tène, le second âge du fer, du nom d’un site suisse au bord du lac de Neufchâtel, s’achève avec la conquête de la Gaule par Jules César (58 – 51 av. J.-C.).
Antiquité -50. / 500.
L’âge du Fer, qui correspond à la seconde partie de la Protohistoire, s’étend de 800 avant notre ère à la fin du Ier siècle de notre ère.
Nous sommes à présent, à l’époque de la Gaule celtique. où la région appartenait à deux grandes tribus (on pourrait parler de nation) : Les LINGONES (Langres) et les SENONES (Sens).
A l’origine, la ville, chef lieu de canton, fut construite sur la colline puis lorsque l’on construisit le château fort, la ville s’est installée en contre bas sur les alluvions anciennes du Pléistocène, le château offrant protection et stabilité derrière des remparts.
Le nom de la ville n’apparait avec certitude qu’en 840, sur un denier de Charles Le Chauve sous la forme « Barris Castro » puis Castellum Barru (en 889).
Ville de commerce et d’artisanat, environnée de vignoble, Bar-Sur-Seine possède de nombreuses constructions à pan de bois des XVIe et XVIIe siècles. Le XIXe siècle a été marqué par le développement des activités industrielles liées au potentiel hydraulique de la Seine puis de l’arrivée du chemin de fer. Ce développement s’est accompagné d’une politique d’alignement des rues et de densification du centre ancien ainsi que par l’émergence d’un nouveau quartier autour de la gare.
C’est exactement où nous nous rendons ensemble maintenant :

Aux groupes présents depuis le Paléolithique et le Néolithique sont venues s’ajouter, à l’âge du bronze et à l’âge du fer, des vagues successives de Celtes, de Romains dès le IIe siècle av. J.-C, puis au IVe siècle de peuples germains (Francs, Wisigoths, Alamans, Burgondes) et au IXe siècle de Scandinaves appelés Normands.
La seule sépulture daté de la fin de l’Âge de bronze (environ 1000 av. J.-C.) a été identifiée sur la rive droite de l’Aube. 500 ans plus tard c’est sur l’autre rive que s’établit une autre sépulture du premier Âge du fer. Des vestiges funéraires gallo-romains sont également identifiés, attestant d’une occupation continue. Découverte en janvier 1953, la tombe de la Dame de Vix est la sépulture princière la plus prestigieuse de la fin du premier âge du Fer (vers 500 av. J.-C.). Puis à Lavau (près de Troyes 10), l’Inrap a mis au jour, en 2015, une exceptionnelle tombe princière du milieu du Ve siècle avant notre ère. Cette fouille menée à Lavau, dans l’Aube, a permis de mettre au jour un complexe funéraire monumental de la fin du premier âge du Fer (époque du Hallstatt), fin du VIe-début du Ve siècle avant notre ère. Nous développerons ce plan de l’Histoire dans une page dédiée.
Le nom de la France est issu d’un peuple germanique, les Francs. Clovis (466-511), roi des Francs saliens, scelle par son baptême à Reims l’alliance de la royauté franque avec l’Église catholique. Il unit les tribus franques salienne et ripuaire et conquiert un ensemble de territoires en Gaule et en Germanie qui sont agrandis par ses descendants mérovingiens, puis par la dynastie des Carolingiens fondée en 751.
Le site de Bar-sur-Seine tire son nom de la barre rocheuse qui domine la ville. Sur les Atlas, le Barrois désigne le plateau meusien des environs de Bar-le-Duc et c’est sous l’appellation Côte des Bars que cette région auboise figure. Ce nom englobe non seulement la côte mais aussi les plateaux calcaires du Portland du Baralbin et du Barséquanais. Ce n’est pas un hasard si le mot Bar d’origine celte signifie forteresse ou extrémité boisée.

Charlemagne en particulier conquiert la Basse-Saxe dans le Nord de l’Allemagne, le royaume lombard en Italie, et constitue une marche à l’est qui deviendra l’Autriche. L’Empire carolingien est finalement partagé en 843 entre ses petits-fils par le traité de Verdun qui sépare la Francie occidentale de la Francie orientale, qui deviendra le royaume de Germanie. La dynastie des Capétiens s’impose définitivement en Francie occidentale à partir de 987. Philippe Auguste et ses successeurs donnent une nouvelle impulsion à l’unification territoriale du royaume de France et repoussent les frontières orientales du Rhône sur les Alpes et de la Saône sur le Rhin, à partir de l’achat du Dauphiné (1349) jusqu’à l’annexion de l’Alsace (1648-1697).

Les Romains étaient les premiers à unifier l’administration de la Gaule en langue latine, laquelle est devenue celle de l’Église.
Voilà pour l’histoire générale de la France avant qu’elle ne devienne La FRANCE rayonnant de ses lumières sur toute l’Europe et … Au-delà..

Du XIe au XVe siècle, les rois Capétiens et Valois ont progressivement consolidé leur pouvoir en transformant leur royaume en un État moderne, celui d’une monarchie. Ils ont agrandi le domaine royal et ils ont réalisé l’unité territoriale du royaume de France en renforçant l’administration

La commune de Bar-sur-Seine se situe dans la partie la plus orientale de l’Aube, la région du Barrois. La ville appartient à l’arrondissement et est le chef-lieu du canton de Bar-sur-Seine.
Les origines de Bar-Sur-Seine
Bar-sur-Seine tire ses avantages du promontoire qui domine la rive gauche concave et escarpée de la Seine et offre un emplacement idéal pour l’aménagement d’un oppidum celtique puis de la construction d’un château fort. A l’origine, la cité a été construite au sommet d’une colline. puis elle serait descendue au pied du château qui assurait sa protection. La Seine passait jadis au pied de la falaise avant de glisser vers la droite. Son méandre a isolé une terrasse non inondable sur laquelle la vieille ville s’est implantée entre la colline où prônait le château fort et la rive gauche de la Seine.
La ville est au pied de quatre affluents : la Laignes, l’Ource, l’Arce et la Sarce. Bar-sur-Seine se trouve à 33 km au Sud-est de Troyes et à 35 km de Châtillon-sur-Seine et devient une ville-étape incontournable pour l’acheminement des marchandises.

Vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C., la métallurgie du fer se répand (âge du fer). Une nouvelle aristocratie guerrière se constitue grâce à l’apparition des épées de fer et au combat à cheval. Elle bouleverse l’organisation sociale des Celtes jusque-là agraire et égalitaire. Les « princes et princesses de la Celtique » (Patrice Brun) se font enterrer avec armes et chariots d’apparat, comme à Vix en Côte-d’Or (550 à 450 av. J.-C.) (Bourgogne).
Et là dedans, où en est Bar-sur-Seine et le barséquanais ?
En ces temps reculés, un très important couloir commercial appelé « La route de l’étain » s’étirait depuis la Bretagne (ndlr : aujourd’hui la Grande Bretagne ou Royaume Uni), jusqu’à la Méditerranée.
Les anglais empruntaient la vallée de la Seine afin de fournir l’Italie et la Grèce en étain. L’importance de cette artère commerciale était bien connue des Celtes et ainsi tout le long de ce couloir commercial a été peuplée dès l’antiquité. C’est le cas de Sens, Troyes Le Barséquanais et le chatillonnais.
Le Barséquanais et le chatillonnais dépendait du Pagus Latiscensis (Lassois), un des 8 ou 9 pagi qui constituaient la cité des Lingons (Gaule Celtique). Les Lingons, comme les Rèmes, restent fidèles à César lors de la conquête des Gaules, y compris lors de la grande révolte de 53-52. Latisco est probablement détruite une première fois en 298 ou en 351/357, et reconstruite.


Comme partout en Occident, les fonctionnaires locaux s’émancipent du pouvoir royal et obtiennent l’hérédité des honneurs (charges) par le capitulaire de Quierzy (juin 877). Après le siège de Paris de 885/887, levé car Charles le Gros paye une rançon aux Normands et les autorise à aller piller la Bourgogne, ceux-ci remontent la vallée de la Seine et détruisent définitivement Latisco (887/888), ce qui entraîne la séparation du Barséquanais de ce qui reste du Lassois.

De la Gaule celte au gallo romains
En regardant cette carte de la route de l’étain (ci-dessus) et la carte de route des épices et de la soie (ci-dessous) on comprendra aisément comment les Foires de Champagne ont contribué richement à l’essor de Bar-Sur-Seine.
- ville fortifiée avec son château la surplombant qui occupait un point stratégique entre la Bourgogne et la Champagne
- et étant sur l’une des routes commerciales les plus importantes de l’époque,

Au Moyen Âge
Bar-sur-Seine fut chef-lieu d’un comté, d‘un bailliage, d’un grenier à sel du
Moyen Age à la Révolution, d’une élection du 16eme à 1720, d‘une sous-préfecture
et d’un tribunal de première instance de l'an VIII à 1926.

Bar-Sur-Seine et Chatillon-Sur-Seine (et le chatillonnais) ont un passé qui remonte loin … très loin …. Du côté de la Bourgogne, située dans la vallée de la Seine, et sur un axe à la fois commercial et de transit, les hommes se sont très vite installés pour créer sur les contreforts de la « montagne » de Chatillon une place forte et stratégique car plus tard, aux confins de ce qui sera devenu la Champagne et la Bourgogne, Les comtes de Champagne feront de Bar-Sur-Seine une place forte où sera construit un château fort, triangulaire, aux sept tours dont celle de l’Horloge, encore visible aujourd’hui. Bar-sur-Seine et Chatillon-sur-Seine, deux villes fortifiées, seront dans le giron de Langres.

Durant cette période, le village s’est retrouvé plusieurs fois dans le giron du comté de Champagne (une autre page y sera consacré). Une nécropole mérovingienne avec ses sarcophages a été mise à jour autour de l’église actuelle. Le village est ensuite situé en Champagne, dépendant de Chaumont et de l’évêché de Langres. Les traces d’une motte castrale aux fossés entourés d’eau subsistent au sud du village. Non loin de la très importantes route de l’étain puis celle des étoffes et des épices la région était étonnamment riche.
Entre le Duc de Bourgogne et le comte de Champagne on pourrait imaginer ce type de dialogue :
« – Je t’aime je te l’offre .. Et puis non ! je ne t’aime pas, je te déteste de te le reprends !!! »
Bar-Sur-Seine et Châtillon-Sur-Seine, deux bourgs qui seront des joyaux stratégiques à la fois pour le comte de Champagne et pour le Duc de Bourgogne. Je t’aime et de te le donne, je ne t’aime plus ben je te le rprends… Mais tout deux sont dans le giron de Langres qui administre tout ça avec…. fermeté.

Comme partout en Occident, les fonctionnaires locaux s’émancipent du pouvoir royal et obtiennent l’hérédité des honneurs (charges) par le capitulaire de Quierzy (juin 877). Après le siège de Paris de 885/887, levé car Charles le Gros paye une rançon aux Normands et les autorise à aller piller la Bourgogne, ceux-ci remontent la vallée de la Seine et détruisent définitivement Latisco (887/888), ce qui entraîne la séparation du Barséquanais de ce qui reste du Lassois.
En 878, le pape Jean VIII y passa, se rendant au concile de Troyes. Les Vikings, vers 925, la saccagèrent, la pillèrent, la rayant de la carte.

Créé, semble-t-il au 11eme siècle, par démembrement de celui de Laçois, le comté passa par Eustachie de Bar à son mari, Gautier ler, comte de Brienne. Le comte Manassès ayant été le doyen puis évêque de Langres. Bar-sur-Seine passa à sa nièce, Perronelle, mariée à Hugues du Puiset, dont le lignage
s`éteignit avec gloire au siège de Damiette (août 1219), en la personne du conte Milon, de ses fils Gaucher et Guillaume, maître du Temple.
Bar-sur-Seine n’est attesté avec certitude qu’en 1068 sous les formes anciennes Barrum super Sequanam, Ce qui veut dire au XIe siècle : « Barrum au-dessus de la Seine » (Sequanam étant le nom antique du fleuve Seine).
Bar-sur-Seine monnaye des deniers sous Charles le Chauve. Dès le IXe siècle, Bar-sur-Seine fut fortifiée et formait le chef-lieu d’un comté. Le château se situe sur un promontoire et occupe toute la surface plane de son extrémité septentrionale. Il existait déjà en 1068 quand Milon IV l’agrandit et le fortifie.

Gravure montrant Bar-Sur-Seine avec son château et ses fortifications
Au XIIIe siècle, Bar-Sur-Seine quitta la Bourgogne ! Son territoire fut réuni au comté de Champagne, affranchie de mainmorte, et reçut une commune du comte Thibaut (1227), qui y établit une foire franche. La commune était administrée par un maire assisté de douze échevins. Rattachée ensuite au domaine de la couronne, Bar fut prise, en 1359, par les Anglais, pillée et détruite à peu près de fond en comble. Il y eut, au dire de Froissart, « plus de neuf cents bons hostels brûlés, et la Seine fut couverte de cadavres ».
Bar-sur-Seine au XVIe siècle
C’est un arrêt du parlement du 1er mars 1532 qui prononce la réunion définitive de Bar à la couronne. Au point de vue politique, le comté garde ses états spéciaux jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Financièrement, le barséquanais jouit d’un régime particulier. Bar possède une élection jusqu’en 1720. C’est un corps administratif et tribunal qui répartit entre les paroisses la taille. A partir de 1720, le comté est réuni pour les finances aux Etats de Bourgogne.
En 1543-1545, la chapelle et la halle sont réparées, la prison est réédifiée. En 1544, on compte 646 feux soit 2 500 à 3 000 habitants à Bar-Sur-Seine. Il s’agit surtout d’une population d’artisans (tisserands, cordonniers, cardeurs, boulangers, tanneurs et drapiers) et de bourgeois (paysans ou artisans enrichis grâce au commerce). On édifie de nouvelles demeures pour loger les habitants qui ont fuit la guerre.
Entre 1477 et 1513, la ville concède des terrains à charge pour les habitants d’édifier une maison au petit
bourg et au bourg de la Trinité. On ne dénombre pas moins de 14 contrats d’accensements.
Le beau XVIe siècle
On reconstruit l’église à partir de 1505. C’est la période du beau XVIe siècle qui commence. Bar-sur-Seine devient un centre culturel et d’érudition (poètes et écrivains comme
Nicolas Vignier, (ou Vignierius) est un juriste, historiographe et théologien français, né à Bar-sur-Seine en 1530, mort à Paris le 13 mars 1596).
le savant Pierre Poupo : Poète baroque protestant, Poupo est notamment l’auteur de la Muse chrestienne (1590) ainsi que de nombreux sonnets.
Jean Pillot est l’auteur de La Gallicae linguae institutio qui est la grammaire française de la Renaissance la plus rééditée. Précepteur d’un jeune noble allemand, Jean Pillot fournit un ouvrage pédagogique, clair et maniable, qui influença toute une lignée de grammaires françaises à l’usage des germanophones.
L’Essort économique
On transporte le bois et la pierre par la Seine. Le regain des foires annuelles et le marché du mardi témoignent de l’activité économique de la ville. En 1516, la navigation est poussée sur la Seine jusqu’à Bar-sur-Seine au lieu-dit les Buttes (buttes des arbalétriers).
Jeanne 1ère de Navarre
Jeanne 1re de Navarre, née le 14 janvier 1273 à Bar-sur-Seine (Champagne) et morte le 2 avril 1305 à Vincennes (France), princesse de la maison de Champagne, fut reine de Navarre et comtesse de Champagne de 1274 à 1305, et reine de France de 1285 à 1305 par son mariage avec Philippe IV le Bel.

Ce titre est porté par plusieurs rois de France pour signifier qu’ils régnaient également sur le royaume de Navarre ou sur la Basse-Navarre. Ce titre fut notamment porté par Henri IV de France, déjà roi de Navarre (Basse-Navarre) au moment de son accession au trône de France en 1589.
Son territoire s’étend des Pyrénées à la vallée de l’Èbre jusqu’à la basse Navarre (ou Navarre française), région montagneuse entourant Saint-Jean-Pied-de-Port. Au 16e siècle, Ferdinand d’Aragon annexe la Navarre espagnole tandis que la basse Navarre passe aux Bourbons, famille du futur roi Henri IV.
Née à Bar-sur-Seine, Jeanne 1re était la fille du roi Henri Ier de Navarre et de Blanche d’Artois, de lignée capétienne. Encore au berceau à la mort de son père, elle est proclamée reine de Navarre à Pampelune sous la régence de sa mère. Aussitôt, deux factions navarraises apparaissent :
— l’une loyale à Jeanne et à sa mère,
— l’autre favorable à une régence castillane du roi Alphonse X.
La tension augmentant, la régente demande des soutiens au roi de France, qui lui envoie au début 1276 une troupe commandée par Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse. L’arrivée de cette troupe ne fait qu’aggraver la situation et Blanche quitte alors la Navarre avec sa fille pour la cour de France.
Au XIIIe siècle, Bar-sur-Seine fut ainsi réunie au comté de Champagne, affranchie de mainmorte, et reçut une commune du comte Thibaut (1227), qui y établit une foire franche. La commune était administrée par un maire assisté de douze échevins. Rattachée ensuite au domaine de la couronne, Bar-Sur-Seine fut prise, en 1359, par les Anglais, pillée et détruite à peu près de fond en comble. Il y eut, au dire de Froissart, « plus de neuf cents bons hostels brûlés, et la Seine fut couverte de cadavres ».

Ce panneau explicatif n’est plus visible actuellement car il a été vandalisé
Les moulins à papier
Troyes est déjà pourvue de moulins à eau pour faire tourner son économie : tannerie, blanchiment des draps… Avec l’invention de l’imprimerie, les moulins à papier vont contribuer à la fortune de Bar-Sur-Seine. Notons qu’à cette époque le papier est fabriqué, à partir de chiffons broyés transformés en pâte. Il remplace le parchemin, qui lui, utilise la peau d’un animal.
Le premier moulin à papier (Le moulin de la Pielle) mentionné en France est apparu à Troyes en 1338. Cette tradition papetière ne s’est jamais complètement éteinte à Troyes et dans l’Aube comme à Bar-Sur-Seine.. À l’emplacement du moulin du Roy lui-même (Le moulin de la Pielle) , qui rappelons-le fut le premier moulin à papier français attesté, on édifie au début du XIXe siècle la papeterie Le Roy.
Bar-sur-Seine compte cinq moulins à papier : deux sur la Seine contre le pont en pierre donnant accès au bourg par le chemin royal, deux en amont, près de la côte du « Val Derrière » et celui au lieu-dit « le sault Bernier » appelé le saut du moulin, construit en 1495-1496. Un autre moulin se situe au lieu-dit « La Roche » en amont des moulins Bernier. Vers 1550, on compte une douzaine de moulins à papier signalés à Mussy, Foolz, Chappes, Landreville, Mores, Polisot et surtout Villeneuve. Au milieu du XVIe siècle, des moulins s’édifient sur la rivière Ource, sur le fief de la motte de Villeneuve, contigu au lieu-dit la Cour. En 1548, il y a en cet endroit un moulin à papier et un autre à blé.
Les premiers almanachs seront imprimés à Troyes en alentours. Marchands italiens et banquiers lombards louent des moulins champenois pour leurs propres besoins.
Pour les amoureux d’Histoire et de dates :
voici une sorte de génèse qui va vous combler….

Ermengarde de Bar-sur-Seine (décédée vers 1035), issue des comtes du Lassois, apporte le comté de Bar à la maison de Tonnerre, par son mariage avec Milon IV de Tonnerre. Leurs fils Renard et Milon Ier sont comtes de Bar-sur-Seine et de Tonnerre (vers 1022 à 1040).
Hugues-Renard, fils du précédent, est évêque de Langres et comte de Bar-sur-Seine (décédé le 3 ou le 5 avril 1084). Hugues-Renard cède à une date inconnue le Comté de Bar à sa sœur Eustachie, épouse de Gautier Ier, comte de Brienne (décédé au plus tard en 1089/1090).
Milon II, troisième fils de Gautier et d’Eustachie, comte de Bar-sur-Seine pendant une trentaine d’années (vers 1080, décédé en 1125 ou 1126). Gui, fils du précédent, comte de Bar en 1125 ou 1126, décédé en 1146 ou 1147.
Milon III, fils du précédent, comte de 1147 à 1150. Manassés, évêque de Langres, frère de Gui, administre le comté pour sa nièce mineure Pétronille, fille de Milon III. Pétronille gère le Comté à partir de son mariage (vers 1168) avec Hugues du Puiset (décédé en novembre 1189).
Milon IV, comte de Bar-sur-Seine (1189), fils de Pétronille et de Hugues du Puiset, également seigneur du Puiset et vicomte de Chartres (1190). La ville est affranchie de la main-morte en 1198. Milon IV décède le 18 ou 19 août 1219 au siège de Damiette. Les neveux et nièces de Milon IV vendent leurs droits au comte de Champagne Thibault IV et avec le comté passe ensuite dans le domaine royal en 1285 par son mariage avec Philippe IV le Bel.

Bar-sur-Seine fut chef-lieu d’un comté, d’un bailliage, d’un grenier à sel du Moyen Age à la Révolution, d’une élection du XVIe à 1720, d’une sous-préfecture et d’un tribunal de première instance de l’an VIII à 1926.
Créé, semble-t-il, au XIe, par démembrement de celui de Laçois, le comté passa par Eustachie de Bar à son mari, Gautier ler, comte de Brienne. Le comte Manassès ayant été élu doyen puis évêque de Langres, Bar-sur-Seine passa à sa nièce, Perronelle, mariée à Hugues du Puiset, dont le lignage s’éteignit avec gloire au siège de Damiette (août 1219), en la personne du comte Milon, de ses fils Gaucher et Guillaume, maître du Temple. En 1359, Bar-Sur-Seine, le pont et son moulin, le Château des Comtes de bar, les fortifications, l’Eglise St-Etienne,…

Bar-sur-Seine fut mis à sac par Brocart de Fénétrange. Donnée ad traité d’Arras, en 1435, à Philippe le Bon, la ville fut prise sur le Téméraire le 7 juin 1475 par les troupes françaises commandées par Charles d’Amboise.
Avec le Traité d’Arras (1435), Bar passe alors aux États de Bourgogne. La ville de Bar est prise par l’armée royale le 7 juin 1475 et brûlée, le château fort en partie détruit. Il repassait au domaine royal en 1477 avec la mort de Charles le Téméraire.
A Avalleur, le Temple avait une commanderie, fondée au XIIe, qui passa à l’ordre de St-Jean de Jérusalem.

Le Moyen-Âge et la guerre de 100 ans : la désolation
Durant la guerre de 100 ans (qui a durée 116 ans), le barséquanais subit désastres après désastre. Le Roy de France est en très mauvais termes avec ses grands féodaux. Ces derniers sont assujettis au royaume de France. Ils restent puissants dans leurs fiefs, parfois plus étendus que le domaine royal : les rois de France qui se succèdent s’emploient à agrandir le domaine royal soit par confiscations, soit par alliances et mariages.

Tout commence avec le mariage de Philippe IV alias Pilippe le Bel et Jeanne Ire de Navarre, Jeanne épouse en août 1284, à Notre-Dame de Paris, un certain Philippe. Elle a 11 ans, lui 16. née le 14 janvier 1273 à Bar-sur-Seine (Champagne) et morte le 2 avril 1305 à Vincennes (France), princesse de la maison de Champagne, elle fut reine de Navarre et comtesse de Champagne de 1274 à 1305, puis reine de France de 1285 à 1305 par son mariage . Ainsi, en se mariant avec Jeanne, fille d’Henri Ier de Navarre et comte de Champagne, Philippe le Bel permet la réunion du comté de Champagne au domaine royal.

On ne perçoit plus d’impôts à Torvillers après le passage des troupes Anglo-Bourguignonne. La dîme n’est pas perçue car il n’y a pas eu de récolte à la suite du passage des troupes royales en route vers TROYES qui s apprêtaient à reconnaître Charles VII. Les confins de la Champagne et de la Bourgogne connaissent deux désastres successifs. dans la deuxième moitié du 14e siècle. Le passage des grandes compagnies est à l’origine du premier. On ne compte plus les vignes en désert, les maisons brûlées et les Moulins détruits. Celui de Loches n’est reconstruit qu’en 1389. La maison forte de Polisy ne l’est pas encore en 1390. Mais la grange chevalier est ruineuses par fortune de Guerre.
La mortalité infantile restant élevée c’est l’augmentation de la natalité qui est à l’origine de la progression démographique. Elle s’explique par le retour de la paix . Cependant elle peut être retardée comme au confins de la Champagne et de la Bourgogne où la guerre a repris opposant Louis XII et Charles le Téméraire et s’accompagnant de nouveau ravages : Bar-sur-Seine et July-le-Châtel mise à feu et à sang !!! Chacenay, Vendeuvre, Polisot, Polisy, Mussy sont de nouveau occupés Il faut attendre la mort du duc de Bourgogne en 1477 pour que revive vraiment la région. Autre cause de croissance démographique qui explique sa très grande rapidité parfois est le retour des populations réfugiées dans des régions moins exposées. La reconquête des territoires ainsi que de nouveaux défrichement ont accompagné le développement de l’agriculture qui était commandée par l’augmentation des besoins : ceux de la population en expansion et ceux des États dont les entreprises de conquêtes ne pouvaient plus se faire sans disposer pour leur propre armée de grains, d’animaux et de fourrage. Le nombre d’habitants dans l’élection de Du milieu du XVe au milieu du XVI, après la guerre de 100 ans (qui a duré 116 ans) le temps est à la reconstruction. Du milieu du XVe au milieu du XVI, après la guerre de 100 ans (qui a duré 116 ans) le temps est à la reconstruction.

Le temps est désormais à la reconstruction.
Du milieu du XVe au milieu du XVI, après la guerre de 100 ans (qui a duré 116 ans) le temps est à la reconstruction. Du milieu du XVe au milieu du XVI, après la guerre de 100 ans (qui a duré 116 ans) le temps est à la reconstruction.
La poussée démographique est attestée par quelques statistiques disponibles entre 1478 et 1544. Le nombre d’habitants dans l’élection de bar-Sur-Seine et passé de 199 à 4972 feux.



pour lire la suite, rendez-vous sur la page BAR-SUR-SEINE, de la Révolution Française à nos jours


Sources ; Diagnostic – Site, histoire et évolution de la ville -AVAP Bar-sur-Seine AL-CAJA document pdf. Aurélie Louis – SARL Graphein Patrimonia- 52 rue Maurice Girard-10300 Sainte-Savine- Tél : 06 62 47 34 98 contact@grapheinpatrimonia.fr
À propos de cette politique de cookie : Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation sur le site. Hors de ces cookies, les cookies classés comme nécessaires sont stockés dans votre navigateur car ils sont essentiels au fonctionnement des fonctionnalités de base du site. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de désactiver ces cookies. Toutefois, la désactivation de certains de ces cookies peut avoir une incidence sur votre expérience de navigation.