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Fouchères

Démographie et géographie :

La commune s’étend sur 8,6 km² et compte 526 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2006. Avec une densité de 61,3 habitants par km², Fouchères a connu une nette hausse de 16,9% de sa population par rapport à 1999. Ses habitants sont appelés les Foucherois et les Foucheroises. Situé dans le département de l’Aube et la région du Grand Est (anciennement Région Champagne-Ardenne), proche du parc naturel régional de la Forêt d’Orient, Fouchères fait partie de la Communauté de communes du Barséquanais en Champagne. Entouré par les communes de Courtenot, Chappes et Rumilly-lès-Vaudes, Fouchères est situé à 3 km au nord-ouest de Virey-sous-Bar la plus grande ville à proximité. Situé à 135 mètres d’altitude, le Fleuve La Seine est le principal cours d’eau qui traverse la commune de Fouchères.

Histoire :

Fouchères se situe au niveau de la frontière territoriale entre les peuples celtes Lingons et Tricasses. Son ancien nom, Hérande, atteste qu’il s’agissait d’un lieu frontière selon la langue celte. Le premier site avait été une paroisse jusqu’au XIIe siècle, peut-être la plus ancienne de la région. Une église aurait été construite sur le site de cet ancien lieu de peuplement.

Source WIKIPEDIA : Histoire au Moyen-Âge et légendes

Une première mention de Fouchères est faite à l’occasion d’une assemblée de nobles qui s’y serait déroulée entre 967 et 986 en présence de la comtesse Wille femme du comte Hugues le Noir. L’église de Fouchères fut donnée vers 1097, à l’abbaye de Molesme, qui y établit un prieuré. En effet, Hugues de Vendeuvre en fit la cession ainsi que des biens qui y étaient attachés. Cette donation fut confirmée par Philippe, évêque de Troyes dans une charte de 1110. Selon la tradition, saint Bernard de Clairvaux passa par Fouchères pour aller à Troyes. Il est dit que l’abbé vouait une dévotion toute particulière à la sainte Vierge, et c’est probablement parce qu’elle était singulièrement vénérée comme patronne du village qu’il s’était détourné de sa route. Durant ce détour le saint fît un miracle dans le village en rendant ses sens à un enfant sourd et muet de naissance. Ce sujet fut choisi comme fond de vitrail par Elion d’Amoncourt pour l’église. Blanche, comtesse de Champagne figure parmi les bienfaiteurs du prieuré. En 1220, elle lui donne le droit de prendre du bois mort et vif dans les forêts de l’abbaye, à Rumilly-les-Vaudes. Il est fait également mention dans les archives de l’abbaye de Molesme de l’existence d’un moulin à proximité du pont de Fouchères, le village étant déjà à cette époque séparé par la Seine. Enfin, il est fait mention d’un sanctuaire ou d’une petite chapelle qui portait le nom de Belleville, Bella Villa, et qui était situé près du village[3]. Son existence est signalée dans une charte de 1110 parmi les églises du diocèse que Philippe, évêque de Troyes, signale nominativement comme appartenant à l’abbaye de Molesme, et dont il lui confirme la possession. Cette possession sera ultérieurement confirmée par Hatton, successeur de Philippe à l’évêché de Troyes, en 1128[32]. Il n’en reste rien aujourd’hui. Il est fait mention du lieu-dit de Plaisance, de la commune de Fouchères et de la dépendance des Templiers au XIIIe siècle. En 1250, elle fit un acte de paréage avec Thibaut IV, comte de Champagne. Selon le folklore local, le Salve est sonné à Fouchères du 1er novembre au 1er avril. Au XVe siècle, la seigneurie dépendrait de la famille Molé.

Dans le lit de la vieille Seine et sur l’ancienne voie Romaine, çà et là, on a retrouvé des fondations, des caves, des puits et différents objets de l’époque Gallo-Romaine : des poteries, spécialement deux petits chevaux de bronze qui sont déposés au Musée de Troyes. Des armes de pierre, particulièrement des haches à éclat ont été également trouvées dans Fouchères.

L’église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge (et ainsi la commune) de Fouchères fut donnée, à la fin XIe, à l’abbaye de Molesme, qui y établit un prieuré. Ce prieuré fondé par Robert de Molesme vers 1084 fut détruit pendant la guerre de cent ans. Il est reconstruit au XVIe siècle par Hélion d’Amoncourt. De l’ancien prieuré, il ne reste aujourd’hui que la tour, le cellier, la grande salle et la cheminée avec écusson et pour finir le colombier.

Par G.Garitan — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50954414

En 1250, elle fit un acte de pariage avec Thibaut IV, comte de Champagne. À la Révolution, la seigneurie appartenait à François Rémond, marquis de Montmort. Au XIXe, le château de Vaux (construit entre 1720 et 1740) fut acheté par certain Maupas, préfet de police. Le château de VAUX, propriété privée, organise de temps à autres des évènements marquants dans la région. Se renseigner à l’office de tourisme de la côte des Bar ou au château.

Trois moulins : En 1517 il est fait mention de trois moulins à Fouchères: un moulin à blé, un moulin à papier et un autre à fouler le chanvre.

L’église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge cache ses petites surprises :

L’église a été classée monument historique en 1840 et les vitraux ont été classés au titre objet le 27 décembre 1913. A noter :

  • Une nef romane et un chœur ainsi qu’un transept datant du début du XIIIe siècle attestés par les chapiteaux à crochets du chœur. La nef comporte trois travées plafonnées accostées d’un bas-côté, au nord. Le transept double est suivie par un chœur à chevet plat doté d’un triplet et d’une rosace. Un petit clocher s’élève au-dessus de la nef, au niveau de la troisième travée.
  • En souvenir des peintures murales qui ornaient bon nombre d’églises, on peut encore y voir des traces de peinture ocre rouge sur les nervures des voûtes.
  • Des verrières, notamment celles de saint Henri, sainte Marguerite et du Christ avec les apôtres, ont été réalisées à la fin du XIXe siècle par le verrier Tamoni. Les personnages du triplet du chevet sont dus à Gruber et datent de 1940.
  • La plus ancienne verrière de l’église date de 1575. On la trouve dans la première travée nord du transept : il s’agit de deux lancettes (1) en plein cintre coiffées d’un tympan à oculus (2) et deux écoinçons (3). Les lancettes ont pour thème la Mort de la Vierge en présence des apôtres et du donateur, Elion d’Amoncourt, abbé des abbayes de Saint-Martin de Troyes et de Boulancourt, prieur de Fouchères.

On remarquera certaines transformations du bâtis de l’église, notamment l’agrandissement des baies. La verrière a été restaurée à trois reprises : en 1861, en 1907 par Bonnot, enfin en 1980 par Vinum. Une inscription mentionnant la donation et la date apparaît au bas du vitrail. L’oculus montre l’Assomption de la Vierge au milieu d’une envolée d’angelots.

Histoires de ponts :

Le Fouchères contemporain est doté de deux ponts. L’un d’eux a été construit pour permettre à la voie ferrée de traverser la Seine. Le chemin de fer de l’Aube (CDA) reliait Troyes à Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or) et même, grâce à une correspondance en gare de Polisot, Les Riceys à Cunfin.

La ligne est mise en service par la  Compagnie des chemins de fer de l’Est en plusieurs étapes : Troyes – Bar-sur-Seine le 20 juillet 1862, Bar-sur-Seine – Châtillon-sur-Seine le 19 octobre 1868.

En service dès 1862, elle s’est prolongée jusqu’à Châtillon-sur-Seine en Côte-d’Or dès 1868 et permettait à de nombreux Barséquanais d’aller travailler ou rejoindre Troyes et ses bonneteries. La vie s’est organisée autour des horaires de cette ligne. Le train de voyageurs est supprimé en 1980, malgré les protestations locales. Les bus devaient prendre le relais. La ligne entre Troyes et Polisot est actuellement exploitée par les groupes Soufflet et Vivescia.

Le pont routier de Fouchères, au fil des siècles eut trois versions:

La première version du pont du XIIIe siècle fut endommagé en 1516. C’est la ville de Troyes qui fait réparer le pont. Elle fait par corvées « détraper la rivière (changer le cours de la Seine) pour asseoir les piles du vannage ». (ndlr : La corvée (du latin corrogare, « demander ») est un travail non rémunéré imposé par un souverain, un seigneur, un maître ou un système colonial à ses sujets). Puis l’ancien pont fût lui aussi détruit en 1694, au XVIIe siècle

Au XVIIIe siècle, exactement en 1740, on reconstruit le pont. Il s’agit d’un pont en pierre, composé d’onze arches, d’origine Im mémorielle, l’arche du milieu étant d’une hauteur suffisante pour autoriser la navigation fluviale. « Bâti plusieurs centaines de mètres en amont de l’ancien pont qui a été détruit en 1694, et dont il subsiste à peine quelques traces visibles pendant les basses eaux, (le pont de Fouchères sur la Seine ) a eu pour architecte l’ingénieur de La Force. Le devis daté de 1733, le plan et l’élévation produits à l’appui existent encore aux archives de l’ingénieur en chef des ponts et chaussées de l’Aube. En juin 1738, on commençait à y travailler, nous dit une lettre du subdélégué de Troyes à l’intendant de Champagne ; le procès-verbal de réception est daté du 20 avril 1740; les arches de bois qui se trouvent aux extrémités étaient construites en 1758. » En 1854, ce pont semble alors constitué de 11 arches. Comme indiqué ci-dessus, 2 ont été coupées et remplacées par des arches en bois.

La dernière version, le pont contemporain composé d’un tablier en béton légèrement arqué reposant sur 4 piles, bas sur l’eau. Les garde-fous sont en ciment. Il permet le passage de la route départementale 81.

Curiosités :

  • Voie romaine.
  • Substructions antiques au lieu-dit la Varie.
  • Eglise du XIIe (MH)
    • Portail à Chapiteau historiés dont un représentant un miracle de saint Bernard
    • Mausolée très restauré 19e d’Hélion d’Amoncourt prieur de Fouchères 16e (C)
    • Ex-voto présumé de croisé (15e/16e
    • Croix de prossession en argent du 16e
    • Statues du 16e
    • Vitrail du 16e
    • Enfeu de René d’Amoncourt
    • Curée de Dinteville 1605 (C)
    • Croix de cimetière (IMH)
  • Croix de carrefour portant une vierge champenoise du 14e (MH) restaurée 19e
  • Croix de chemin
  • Restes du prieuré de Molesme : Tour, cellier,grande salle,cheminée avec écusson, Colombier
  • Ancien moulin (attesté en 1188) reconvertit en centrale hydroélectrique en 1925 par l’ingénieur Assan Dini pour le financement de l’astronomie française. Couplée avec l’usine de Bar-Sur-Seine, elle fournissaient l’énergie électrique de Bar jusqu’à Buchères.
  • Relais de poste construit au XVIe siècle, ancien hôtel de l’Ecu de France. Il devient au XVIIIe siècle l’hôtellerie du Cheval Noir et en 1828 « La Boule d’Or ».
  • Vestiges du canal de la Haute-Seine. Cette portion du canal n’a jamais été mise en service et se voit donc affublée du nom de « canal sans eau ». Pourtant, à Fouchères comme ailleurs une écluse fut construite. Toujours conservée, elle est devenue une habitation. Voir sur WIKIPEDIA l’article très bien documenté sur Fouchères et le Canal Sans Eau
  • Château de Vaux

Château de vaux

Source :
https://www.aube-champagne.com/fr/poi/chateau-de-vaux/

Issu d’une famille troyenne d’officiers royaux, Jacques d’Aubeterre, capitaine de cavalerie, hérite de son père la terre de Vaux au début du XVIIIe siècle. Il a épousé la fille de son voisin Louis-François Hennequin, seigneur de Charmont et membre des Conseils du Roi, et a obtenu l’érection en comté de ses terres de Vaux et de Jully. Lorsque vers 1716, il fait entreprendre la construction d’une grande demeure à la mesure de sa réussite, il en demande les plans à Germain Boffrand, l’un des meilleurs architectes de la Régence.

Peut-être a-t-il vu un peu grand, car les travaux prennent du retard et les créanciers s’inquiètent. A sa mort, en 1726, les aménagements intérieurs sont loin d’être achevés. Son fils s’est fixé en Bavière au service de l’Electeur, allié de la France et futur empereur. Il ne rentre que pour mourir en 1754 dans l’unique appartement habitable du château.
Il faut encore attendre six ans pour que le marquis de Montmort, acquéreur du domaine, fasse achever les appartements de cette grande demeure.

Emile de Maupas, qui achète le domaine en 1855, est un proche de Napoléon III et un acteur essentiel du coup d’Etat qui a conduit au Second Empire. Il fait moderniser les appartements où il se retire et mène une existence brillante jusqu’à sa mort, en 1888.
Délaissé avant la dernière guerre, puis inhabité, le château connaît une longue déchéance jusqu’à Philippe Vallery-Radot qui, en 1971, fait procéder aux travaux conservatoire les plus urgents. A nouveau retombé dans un oubli qui, aux yeux de tous, ne peut que conduire à une ruine inéluctable, il vient d’être acquis par M. Edouard Guyot qui a courageusement entrepris de le faire revivre.

A Vaux, la qualité de l’architecture va de pair avec celle de son cadre grandiose. Cette majestueuse demeure Régence est magnifiquement mise en valeur par sa situation au milieu d’une vaste clairière, à l’extrémité d’une grande allée rectiligne, longue de plus de deux kilomètres, tracée dans un vallon forestier. A l’entrée une légende antique locale fait mention de la Fontaine aux (des) dames, nommé ainsi parce que selon cette légende, de nobles dames s’y seraient englouties avec leur chars (carosses), pendant une nuit sombre, en quittant l’antique voie romaine.

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La gare de Fouchères-Vaux en 1910

Activités :

Polyculture. Fête patronale et communale est le 3ème dimanche de Mai.

De la Seine de Troyes à la Côte des Bar, il y a plusieurs parcours de niveau facile à faire en canoë ou en kayac. se renseigner à l’office de tourisme de Bar-Sur-Seine …A voir lors de votre circuit : l’église aux 3 sanctuaires d’Isle-Aumont, Bar-sur-Seine et son église, la commanderie d’Avalleur, la Vallée de la Seine, la base de canoë Kayak de Chappes, le manoir de Rumilly les Vaudes, les églises de Chappes, Fouchères, Rumilly-les-Vaudes et Clérey.

(1) Lancette :

(2) Ecoinçon :

(3) Oculus : un oculus est une ouverture pratiquée sur un comble de voûte. On en trouve au centre de nombreuses coupoles, dans les basiliques latines. Celle de FOUCHERES en compte un grand nombre sur son portour.

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