Jeanne 1ère De Navarre

Jeanne 1re de Navarre, née le 14 janvier 1273 à Bar-sur-Seine (Champagne) et morte le 2 avril 1305 à Vincennes (France), princesse de la maison de Champagne, fut reine de Navarre et comtesse de Champagne de 1274 à 1305, et reine de France de 1285 à 1305 par son mariage avec Philippe IV le Bel.

Ce titre est porté par plusieurs rois de France pour signifier qu’ils régnaient également sur le royaume de Navarre ou sur la Basse-Navarre. Ce titre fut notamment porté par Henri IV de France, déjà roi de Navarre (Basse-Navarre) au moment de son accession au trône de France en 1589.

Son territoire s’étend des Pyrénées à la vallée de l’Èbre jusqu’à la basse Navarre (ou Navarre française), région montagneuse entourant Saint-Jean-Pied-de-Port. Au 16e siècle, Ferdinand d’Aragon annexe la Navarre espagnole tandis que la basse Navarre passe aux Bourbons, famille du futur roi Henri IV.

Née à Bar-sur-Seine, Jeanne 1re était la fille du roi Henri Ier de Navarre et de Blanche d’Artois, de lignée capétienne. Encore au berceau à la mort de son père, elle est proclamée reine de Navarre à Pampelune sous la régence de sa mère. Aussitôt, deux factions navarraises apparaissent :

— l’une loyale à Jeanne et à sa mère,
— l’autre favorable à une régence castillane du roi Alphonse X.

La tension augmentant, la régente demande des soutiens au roi de France, qui lui envoie au début 1276 une troupe commandée par Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse. L’arrivée de cette troupe ne fait qu’aggraver la situation et Blanche quitte alors la Navarre avec sa fille pour la cour de France.

Au XIIIe siècle, Bar-sur-Seine fut ainsi réunie au comté de Champagne, affranchie de mainmorte, et reçut une commune du comte Thibaut (1227), qui y établit une foire franche. La commune était administrée par un maire assisté de douze échevins. Rattachée ensuite au domaine de la couronne, Bar-Sur-Seine fut prise, en 1359, par les Anglais, pillée et détruite à peu près de fond en comble. Il y eut, au dire de Froissart, « plus de neuf cents bons hostels brûlés, et la Seine fut couverte de cadavres ».

Le Roy de France, Philippe IV, dit « Philippe le Bel » ainsi que « le Roi de Fer » est en très mauvais termes avec ses grands féodaux. Ces derniers sont assujettis au royaume de France. Ils restent puissants dans leurs fiefs, parfois plus étendus et/ou plus riches que le domaine royal (exemple le Duché de Bourgogne ou les Templiers) : les rois de France qui se succèdent s’emploient à agrandir le domaine royal soit par confiscations, soit par alliances et mariages.

Le domaine Royal appelé à s’étendre

Tout commence avec le mariage de Philippe IV alias Pilippe le Bel et Jeanne Ire de Navarre, Jeanne épouse en août 1284, à Notre-Dame de Paris, un certain Philippe. Elle a 11 ans, lui 16. née le 14 janvier 1273 à Bar-sur-Seine (Champagne) et morte le 2 avril 1305 à Vincennes (France), princesse de la maison de Champagne, elle fut reine de Navarre et comtesse de Champagne de 1274 à 1305, puis reine de France de 1285 à 1305 par son mariage . Ainsi, en se mariant avec Jeanne, fille d’Henri Ier de Navarre et comte de Champagne,

Philippe le Bel permet la réunion de la Brie et du comté de Champagne au domaine royal.

Le règne de Philippe IV le Bel, monté sur le trône de France à l’âge de dix-sept ans, à la mort de son père Philippe III, le 5 octobre 1285, est considéré par les historiens comme un des plus importants et des plus déconcertants de l’histoire de France.

Par son mariage avec Jeanne Ière de Navarre, héritière de la Champagne et du royaume de Navarre, il prépare l’agrandissement du domaine royal.

Il tenta d’annexer le comté de Flandres au domaine royal. Les flamands révoltés massacrent les Français à Bruges et battent l’armée royale à Courtrai en 1302. Ils sont battus à Mons-en-Pévèle en 1304. Il réussit cependant à s’emparer de Lille, Douai et Béthune en 1305. Les Flamands en gardèrent rancune et se tournèrent plus volontiers vers les Anglais avec lesquels ils sont en affaires pour le commerce de la laine (ce fut une autre cause de la guerre de Cent Ans).

En 1312, le royaume de France s’agrandit de Lyon et de sa région.

Fervent croyant, Philippe IV est également un grand amateur de chasse ; ce qui tient alors lieu de cour se déplace ainsi entre Vincennes, Fontainebleau et partout où la chasse appelle le souverain, tandis que Paris est la résidence hivernale du roi.

La fin de l’Ordre des Templiers

Le 14 septembre 1307, Philippe le Bel fait parvenir, par lettres closes, à ses baillis et sénéchaux l’ordre d’arrêter le mois suivant les membres du puissant ordre des Templiers ; le secret est bien gardé et, le 13 octobre, pratiquement tous les Templiers sont surpris et arrêtés. Leurs biens sont aussitôt inventoriés et saisis, tandis que les premiers aveux sont extorqués sous la torture – hérésie, idolâtrie, sodomie –, entraînant un scandale majeur au sein de la chrétienté. Le 22 novembre suivant, Clément V ordonne à son tour l’arrestation des Templiers dans tout l’Occident chrétien.

Les Templiers sont remis à l’Inquisition. Sous la pression de Philippe le Bel, le pape condamne au bûcher les relaps : cinquante-quatre Templiers sont brûlés le 12 mai 1310, puis quelques autres dans les jours suivants. De même, l’ordre des Templiers est supprimé par la bulle Vox in excelso (3 avril 1312), 

Philippe Le Bel creusa les fondations de l’État moderne, en mettant au pas l’Eglise et la féodalité au bénéfice d’un Etat national confié aux juristes.