Les Templiers : Entre Légendes et Réalité


Les templiers sont aujourd’hui devenu mythique, légendaires. Mais qu’en est-il au juste ? Qui étaient ces chevaliers répondant à un code: la Règle latine établit par Bernard de Clairvaux et Hugues de Payens. Il existe sur la toile un site qui résume parfaitement l’histoire de cet Ordre chrétien très puissant qui a fait trembler le roi de France Philippe IV dit Philippe Le Bel, alias le roi de fer.

Hugues de Payns et la création des Templiers

L’ordre du Temple puise ses racines dans le contexte des croisades. Pour les chrétiens du XIe siècle, Jérusalem était le centre du monde, la ville sainte abritant le Tombeau du Christ et le souvenir de grands moments de sa vie. Les pèlerinages s’y étaient développés depuis l’An mil mais ils se trouvèrent de plus en plus menacés quand les Turcs seldjoukides, récemment convertis à l’islam, envahirent l’Asie mineure.

Il existe sur la toile, bon nombre de site sur les Templiers. Nous en avons retenu un, particulièrement bien documenté www.templars-route.eu/fr/. On peut y lire ceci :

Histoire des Templiers : Créé au XIIe siècle pour protéger les pèlerins sur la route de Jérusalem, l’ordre du Temple est un ordre religieux et militaire dont la puissance a inquiété jusqu’au roi de France. Les Templiers sont chrétiens. ils croient en Dieu et en Jésus-Christ .

L’ordre des Templiers œuvra pendant les XII e et XIII e siècles à l’accompagnement et à la protection des pèlerins qui voyageaient pour aller prier dans le saint sépulcre de Jésus-Christ à Jérusalem, dans le contexte de la guerre sainte et des croisades. Les privilèges obtenus du pape leur permettent de ne pas acquitter de droits, ce qui favorise immédiatement le commerce de leurs produits. En outre, les Templiers obtiennent un revenu conséquent du fermage de leurs terres, mais aussi des dîmes, banalités et droits en tout genre.

Le Temple ou la maison du Temple, à Paris, nommée aussi l’enclos du Temple ou l’enclos des Templiers, était la plus grande commanderie (wp) de France de l’ordre du Temple, avant de devenir, en 1312, le siège de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Où étaient les Templiers en France ?

Entre 1160 et 1190, à l’ouest, Le Caylar, Aimargues, Calvisson, Aubais, Générac ; au nord Nîmes ; Meynes et Saliers dans le diocèse d’Arles. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, à l’est, Bellegarde et les terres du mas d’Argence.

Les Templiers crachaient sur la croix. Le crachat sur la croix était un renversement du passage des Nombres où Dieu crachait sur Marie alors que dans notre cas, ce sont les Templiers qui ont craché sur Dieu. A l’époque, quels étaient les trois péchés que Dieu ne pardonne pas ? Par cette déclaration, Alma identifia pour Corianton les trois péchés les plus abominables aux yeux de Dieu : la première : renier le Saint-Esprit, la seconde : verser le sang innocent et et la troisième : commettre un péché sexuel . L’adultère venait en troisième position après le meurtre et le péché contre le Saint-Esprit parmi les péchés les plus abominables.

Hughes De Payns

Les Templiers suivaient des règles strictes au quotidien mais également sur les routes menant à Jérusalem. Quelles étaient ces règles ? Bernard de Clairvaux et Hugues de Payens établirent la Règle latine. C’est un document de 72 articles également connu sous le nom de « Conduite spécifique de l’Ordre du Temple ». Elle décrit le comportement idéal d’un chevalier .

La Croix des Templiers est principalement représentée sous deux formes : la croix pattée et la croix de Malte. La croix pattée est la forme la plus courante et la plus reconnaissable de la Croix des Templiers. Elle est aussi connue sous le nom de croix grecque pattée ou croix alésée.

Bernard-de-Clairvaux

Les Templiers avaient leur propre devise : Il s’agit de la mention visible sur leur étendard de bataille en langue latine « Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tu da gloriam ». En français, cette devise se traduit comme suit « Non pour nous, Seigneur, non pour nous, mais la gloire de ton nom ».

Que pensaient les musulmans des chevaliers templiers ?

Les commentateurs musulmans qui ont relaté l’activité militaire au Moyen-Orient aux XIIe et XIIIe siècles ont presque toujours exprimé une haine totale envers les Templiers , qu’ils considéraient comme des « démons » et des « bandits » ; ils se réjouissaient de leur destruction.

Comment ont-ils fini ?

Le 13 octobre 1307. Date importante : ce matin-là, le roi de France, Philippe IV le Bel, ordonne l’arrestation de tous les Templiers du royaume. Ils sont des milliers. Le roi de fer a décidé d’en finir avec ces moines-chevaliers, reconnaissables à leurs longs manteaux blancs ornés d’une grande croix rouge.

Les Templiers étaient accusés de graves délits, notamment d’hérésie, de blasphème, d’idolâtrie, de pratiques homosexuelles et de corruption financière .De nombreux Templiers furent par la suite arrêtés et torturés sous des accusations d’idolâtrie, d’hérésie, de rites obscènes, d’homosexualité, de corruption et de fraude .

De nombreux aveux furent extorqués sous la torture, lesquels servirent ensuite de prétexte à leur exécution. Après cette chasse aux sorcières, l’ordre fut de fait anéanti. Après des années d’interrogatoires et de procès coercitifs, le pape Clément V dissout officiellement l’ordre des Templiers par la bulle papale *Vox in excelso* au concile de Vienne en 1312. Tragiquement, le dernier grand maître de l’ordre, Jacques de Molay, fut brûlé vif à Paris en 1314

Les Templiers, la malédiction de Jacques de Molay
Source Departement de l’Aube

Renseignements et réservation à commanderie.avalleur@aube.fr ou au 06 47 66 11 23.

Source Departement de l’Aube

Où sont les Templiers aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les Templiers catholiques d’Italie sont une «association privée de fidèles» structurée en interne comme un Ordre chevaleresque, c’est-à-dire suivant une discipline, une hiérarchie et une spiritualité inspirées des anciens ordres de la chevalerie chrétienne médiévale.

Adresse de la Commanderie d’Avalleur : Rue de la commanderie, Avalleur10110 Bar-sur-Seine.

Pour tout renseignements voici quelques liens pour vous informer sur les évémements à la commanderie templiere d’Avalleur (10110)

Téléchargez le programme au format PDF

Le Saint Suaire de Turin

Les premières mentions datées de la seconde moitié du XIVe siècle, documentées et non contestées de ce drap proviennent de la collégiale de Lirey, dans le département de l’Aube (10) en Champagne, à l’Est de Bar-Sur-Seine et au Nord de Chaource.

En 1988, la méthode scientifique du carbone 14 datait le linceul ou suaire de Turin entre 1260 et 1390. C’est vers 1357 à Lirey en France, que le linceul de Turin tel qu’on peut le voir actuellement fait son apparition dans la famille de Charny. Cette dernière procède aux premières expositions publiques du Linceul.

Saint Suaire (ou linceul) de Turin

Son histoire à partir de là est bien connue et attestée. Quelques dates importantes sont à retenir pour parvenir jusqu’à Turin :

  • C’est dans le milieu du XIVe siècle que le chevalier Geoffroy de Charny entre en possession du linceul. Bien qu’il n’en ait jamais fait mention, ce sont les paroles de son fils Geoffroy II de Charny qui lui en attribuent la paternité. (Les circonstances de l’acquisition du linceul par Geoffroy de Charny ne sont pas certaines. Nous verrons les hypothèses les plus courantes un peu plus loin).
  • 1357 – Les premières ostensions publiques et officielles du linceul du Christ par la veuve de Geoffroy de Charny, Jeanne de Vergy, sont organisées à Lirey.
  • 1453 – Le linceul est cédé au Duc Louis de Savoie par Marguerite de Charny, petite fille de Geoffroy de Charny, et arrive à Chambéry.
  • 1532 – Incendie dans la Sainte Chapelle de Chambéry, la nuit du 3 au 4 décembre. Le linceul, enfermé dans un coffre d’argent, est sauvé, mais des traces de feu et d’eau sont encore visibles.
  • 1578 – Le linceul arrive à Turin le 14 Septembre.