Glossaire

Plan et conception des églises (valable pour les Cathédrales).

L’entrée principale des monuments religieux est toujours orientée à l’Ouest (Occident), et l’autel est orienté à l’Est (Orient). Pourquoi ?

Une église est un édifice religieux dont le rôle principal est de faciliter le rassemblement d’une communauté chrétienne. Son érection est commanditée par le clergé, financée par les dons ou les dîmes imposées aux laïcs, réalisée par les artistes et artisans. Sa construction obéit à un ordonnancement architectural évoluant au fil des siècles selon son importance et sa fonction. Dans l’architecture de l’église, l’orientation est un arrangement par lequel le point d’intérêt principal (le chœur) à l’intérieur d’une église est vers l’orient (l’est). L’extrémité Est est l’endroit où l’autel est placé, souvent dans une abside.

Orient (l’Est d’où naît la lumière) est contenu dans le mot « Orientation » ;

Le paradis terrestre se trouve à l’est et selon les légendes antiques. Dans la doctrine chrétienne, le principe de l’orientation est fondé sur la lumière (donc sur le soleil) comme symbole du Christ. Le Christ est la lumière du monde : » Je suis la lumière du monde, qui me suit ne marchera pas les ténèbres […] » (Jean VIII, 12). Le Christ lui-même est la lumière, venu pour éclairer tout homme.

La façade et l’entrée principale sont donc à l’extrémité ouest ou l’Occident. L’occident peut venir du latin occidere, occidi, occasum  (tomber) ou de son homonyme occidere, occide, occisum (tuer). Là où la lumière du Christ se meurt, se trouvaient souvent les cimetières que l’on traversait avant d’entrer dans l’église.

Notation des lieux et monuments :

  • AOC : Appellation d’Origine Contrôlée
  • GR : Sentier de Grande Randonnée fléché.
  • IMH : Inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques
  • MH : Monument Historique
  • C : Objet Classé
  • SC : Site Classé
  • SI : Site Inscrit

Le baillage : Au Moyen Âge et sous l’Ancien Régime, circonscription administrative et judiciaire de la France, placée sous l’autorité du bailli (Tribunal du bailli, dignité et juridiction d’un bailli dans l’ordre de Malte, subdivision administrative des îles Anglo-Normandes, ..) Le bailli est un agent du roi de France placé à la tête d’un bailliage. En Italie, en Suisse et dans quelques parties de l’Allemagne, titre donné à certains magistrats civils. Dans l’ordre de Malte, chevalier d’un grade supérieur à celui de commandeur.

La courtine : Mur de fortification rectiligne, compris entre deux bastions. Mur joignant les flancs de deux bastions voisins. Egalement désigne une tenture de porte. Autrefois, tenture, rideau, notamment de lit.

ex-voto : Objet, plaque que l’on place dans une église, une chapelle, en accomplissement d’un vœu ou en remerciement.

Le jubé : Venant du premier mot de la prière « Jube, Domine, benedicere » qui était chantée avant les leçons, le terme « jubé » est utilisé pour désigner une clôture transversale de bois ou plus souvent de pierre qui ferme le chœur d’une église, généralement entre les deux piles orientales de la croisée du transept. Cette clôture est percée d’une ou de plusieurs portes et souvent couronnée d’une tribune à laquelle on accède du chœur par des escaliers. Le jubé, qui a remplacé l’ambon, sert à la lecture des Évangiles, des Épîtres, ou à la prédication. Les premiers jubés ne comportent aucun décor sculpté mais certains sont ornés de scènes peintes. C’est au cours du premier tiers du XIIIe siècle que le décor sculpté sera intégré à l’architecture, sans doute dans le nord de la France. C’est surtout à partir du XIIIe siècle qu’on entreprit d’édifier des jubés dans la plupart des grandes églises (Chartres, Bourges, Paris, Le Bourget-du-Lac, La Chaise-Dieu, Strasbourg, Naumbourg en Allemagne). La plupart portaient, sur la face regardant vers la nef, soit des statues isolées de saints, comme à Marburg (Allemagne), soit des cycles narratifs sculptés illustrant la Passion du Christ (Paris, Bourges) ou l’enfance du Christ (Chartres). Au centre se dressait généralement un crucifix accompagné des statues de la Vierge et de saint Jean, le jubé prenant ainsi la suite du tref, poutre de gloire lancée en travers de la nef dans les églises paléochrétiennes. Le jubé peut se compléter d’une clôture de chœur qui vient fermer totalement le sanctuaire et qui porte des reliefs dont les thèmes correspondent à ceux du jubé (Chartres, Amiens, Albi). Aux XVe et XVIe siècles, au contraire, certains jubés seront percés d’arcs, permettant aux fidèles de « voir » les offices. Ce qu’on a appelé l’« ambonophobie » fit détruire, comme à Bourges, la plupart des jubés aux XVIIe et XVIIIe siècles parce qu’ils coupaient la perpective du chœur et qu’ils ne s’accordaient plus avec la nouvelle liturgie. Toutefois, les plaques de reliefs endommagées furent réutilisées dans la maçonnerie ou retournées pour servir de dallage, comme à Chartres, ce qui a permis la conservation de certains éléments. Certains jubés échappèrent à la destruction, tels ceux de Saint-Étienne-du-Mont à Paris (fin du XVIe s.), du Faouet dans le Morbihan (XVe s.) ou de Brou en Savoie (XVIe s.) ; de nombreux jubés sont conservés en Grande-Bretagne (abbaye de Westminster à Londres). Source : Encyclopédie Universalis

Le jubé de pierre gothique flamboyant de l’église Saint Madeleine à TROYES (Aube)

Le lutrin : C’est le pupitre sur lequel on met les livres de chant à l’église ou pour consulter les ouvrages de grande taille.

Le paréage : C’est un contrat de droit féodal d’association entre deux ou plusieurs seigneurs, leur assurant une égalité de droits et une possession en indivision sur une même terre. Le mot paréage est dérivé de « pair » et du latin pariagium. Cette association est avant tout économique ou commerciale et se fait entre deux égaux (pairs), parents ou étrangers, dans le but d’administrer et d’exploiter des biens. D’un point de vue politique, le paréage peut associer deux seigneurs, très souvent un laïc et un ecclésiastique, afin de gouverner une seigneurie ou une province.

Le retable : Partie postérieure et décorée d’un autel, qui surmonte verticalement la table.

Abbaye Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs – Retable

La station préhistorique : La station (préhistorique) est un lieu qui conserve les vestiges d’un séjour humain. De diverses stations moustériennes on a pu extraire des squelettes.

La substruction antique : C’est un ensemble des travaux de maçonnerie qui forment la base d’une construction

Le tref : Une poutre de gloire ou tref (du latin trabes doxalis, « poutre de gloire ») est une poutre placée transversalement entre les sommiers d’un arc triomphal (arc de maçonnerie séparant la nef et le chœur d’une église). La poutre de gloire est ainsi désignée parce qu’elle porte toujours un crucifix, accompagné ou non de statues ou d’ornements en lien avec la Crucifixion (Marie et saint Jean, instruments de la Passion). La poutre peut avoir diverses formes et ornementations : simple poutre rectiligne, ou présentant des courbes et contre-courbes comme à l’époque baroque. La poutre de gloire est à l’origine du jubé. Quand elle était d’une assez grande longueur, à partir du XIIe siècle, on la fit reposer sur des piliers ou des colonnes, qui en vinrent à constituer une nette séparation entre la nef réservée aux fidèles, et le chœur où officiaient les prêtres. Après le concile de Trente, et surtout à partir du XIXe siècle, on a progressivement supprimé les jubés. Les poutres de gloire n’ont donc souvent subsisté que dans des petites églises. À Tréméven, près de Quimperlé, la poutre en bois fut remplacée au XIXe siècle par une structure en fonte sur laquelle on replaça les sculptures en bois. En Allemagne et en Suède, on trouve des croix triomphales de grandes dimensions (de:Triumphkreuz).