Gyé-Sur-Seine (10250)

Situé dans le département de l’Aube et la région du Grand Est, proche du parc naturel régional de la Forêt d’Orient (anciennement Région Champagne-Ardenne), entouré par les communes de Neuville-sur-Seine, Polisy et Balnot-sur-Laignes, Gyé-sur-Seine est situé à 3 km au sud-ouest de Celles-sur-Ource la plus grande ville aux alentours. Gyé-Sur-Seine fait partie de la Communauté de communes du Barséquanais en Champagne.

Traversé par la Seine (principal cours d’eau qui traverse la commune), situé à 171 mètres d’altitude, la commune s’étend sur 23,7 km² et compte 495 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2006. Avec une densité de 20,9 habitants par km², Gyé-sur-Seine a subi une baisse de 3,8% de sa population par rapport à 1999. Ses habitants sont appelés les Gyratats et les Gyratates.

Histoire :

Relevant du comté de Champagne, la seigneurie-châtellenie de Gyé (ou Gié) appartient aux seigneurs de Chappes jusqu’à ce que Béatrice de Chappes épouse, vers 1270, Jean de Til-Châtel seigneur de Coublanc. Son mari étant criblé de dettes, elle dut engager (1277, 1278, 1293) puis vendre (vers 1296-99) Gyé au duc Robert II de Bourgogne. Ensuite, Gyé passe aux Capétiens avec le mariage de Marguerite de Bourgogne fille de Robert II avec Louis X le Hutin, puis à la branche capétienne cadette d’Evreux-Navarre, Jeanne, fille de Marguerite, ayant épousé son cousin Philippe comte d’Evreux (le tuteur de Jeanne était son oncle maternel le duc de Bourgogne Eudes). Leur fille Jeanne de Navarre transmet Gyé aux Rohan-Guéméné par son mariage avec le vicomte Jean Ier de Rohan, avec succession dans la branche cadette des Rohan-Guéméné.

(Mais avec une interruption à la fin du Moyen Âge pendant la Guerre de Cent Ans : le chancelier Rollin, fidèle à sa politique d’acquisitions avides pas toujours très honnêtes avec l’appui du duc de Bourgogne son protecteur, maître de fait d’une bonne part de la Champagne, spolie Charles Ier de Rohan-Guéméné et reçoit Gyé confisqué, avec la forteresse. Nicolas Rolin eut aussi Ricey-le-Bas dans le voisinage. Puis les Rolin doivent restituer Gyé aux Rohan-Guéméné sous Louis XI).

Le petit-fils de Charles Ier fut le célèbre maréchal de Gié Pierre de Rohan, vicomte de Fronsac puis comte de Guise par ses deux mariages. Françoise, l’arrière-petite-fille du maréchal, fit passer Gyé aux Balzac d’Entragues par son mariage avec François de Balzac († 1613, gouverneur d’Orléans, arrière-petit-fils de Robert (1440-1503) ; de son second mariage avec Marie Touchet, l’ancienne favorite de Charles IX, il eut ensuite Catherine-Henriette marquise de Verneuil, favorite d’Henri IV, et Marie-Charlotte maîtresse du maréchal de Bassompierre). César de Balzac d’Entragues, † vers 1629, fils de Françoise de Rohan-Gyé et François de Balzac, donc demi-frère de la marquise de Verneuil, légua Gyé à son neveu Léon d’Illiers de Balzac d’Entragues († 1664 ou 1669), fils de son autre sœur, germaine celle-ci, Catherine-Charlotte (femme de Jacques d’Illiers, de la Maison de Vendôme-Montoire). Les Illiers de Balzac d’Entragues sont faits marquis d’Illiers et de Gié, et souvent appelés marquis d’Entragues.

Il y avait une maladrerie à Gyé en 1397, qui accueillait aussi les habitants de Courteron et Neuville. Avec les guerres en Champagne, elle est citée comme ruinée en 1609 et sa remise en état coûta 400 Livres ; elle fut réunie à l’hôpital de Bar-sur-Aube en 1695 et existait encore en 1830.

Le château de Gyé : Il est difficile de dire ce qu’il en était ; il est cité une tour en la forteresse pour des réparations en 1278, 1293, qui furent autorisées par le duc de Bourgogne, et il possédait une chapelle où était dite journellement la messe. Il y avait un pont-levis sur des fossés. Le duc en acheta une partie à Jean et Renaud de Gyé avant d’en avoir toute la jouissance par l’abandon de la terre et seigneurie par Béatrice dame de Gyé et Coublant en 1299. Ladite forteresse fut occupée de 1358 à 1360 par les troupes anglo-navarraises qui durent l’évacuer après le Traité de Brétigny. , il n’en subsiste plus qu’un pavillon carré en 1770 dans l’inventaire de la vente de M. de Montmort. Les habitants avaient l’entretien du pont car ils vivaient entre les deux enceintes de la forteresse et François Ier leur permit de relever les murs de la cité.

En 1789, le village dépendait de l’intendance et de la généralité de Châlons, de l’élection de Bar-sur-Aube, et était le siège d’un bailliage seigneurial.

Gyé relevait du bailliage de Sens et comprenait une partie de Courteron, Gyé, Neuville-sur-Seine, Vitry-le-Croisé.

Sources : Wikipedia ; lescommunes.com ; Le guide de l’Art et de la Nature de Michel de la Torre (Edition Berger-Levrault 1982)

Curiosités :

  • Cimetière du VIIe
  • Restes du château 12e, 14/15e
    • Cave voûtée (« salle des gardes »), pavillon carré
  • L’église de Gyé-sur-Seine (autrefois, dans l’enceinte du château)
    • Choeur rectangulaire
    • Côté sud portail renaissance avec Christ de Pitié du 16e
    • Statues 15/16e (C)
    • Tableaux du 17e (C)
  • Au cimetière à noter la Chapelle Saint Nicolas
  • Arbre de la Liberté planté en 1792

Gyé est répertorié Village fleuri avec 2 étoiles.

Célébrités :

Jules Guyot (1807-1872), médecin et physicien du XIXe siècle

Pierre de Rohan (1451-1513), vicomte de Fronsac et maréchal de France devenu seigneur de Gié en 1472

Activités

Route touristique du Champagne

Vignes AOC de chamapgne (15 vignerons-producteurs de champagne)

Société Carbonex

Fête patronale et communale : 1er dimanche d’Aout